Penuria di carburante a Bangui

Bangui, l’incendio della raffineria di Lembe, in Cameroun, che ha avuto luogo il primo giugno scorso, si fa sentire. Secondo il ministro dell’energia, la mancanza di pioggia spiega le difficoltà di rifornimento per via fluviale. Come conseguenza, la benzina diventa rara nelle stazioni di servizio. Le persone attendono ore prima di ottenere qualche litro e i venditori alla selvaggia invadono già le strade.
In queste stazioni di servizio, Clemè seduto sulla sua moto. Attende da ore.
“Io sono un moto-taxi. si gioca sul tempo. Da più di 5 ore ad adesso, non c’è più di carburante. non so come posso fare”, dice lui.
Alla pompa, non c’è che il gasolio. Allora alcuni si riforniscono dai rivenditori, che campeggiano a qualche metro dalla stazione, con le loro bottiglie e bidoni riempiti di prezioso liquido. Questo è il caso di Moise.
“E’ perchè laggiù non c’è più benzina. Questo è il problema. Là è più caro! Molto più caro. 1200 franchi! Ma cosa succede in questo paese? Com’è che la stazione è là e si compra la benzina lungo la strada, perchè? Questo preoccupa molto”. Il ministro dell’energia spiega che i ritardi constatati nelle consegne attraverso i camion cisterne sono la causa di questa situazione.
Il ministro centroafricano dell’Energia Herbert Godran Djono Ahaba ha reagito attraverso un comunicato sabato sera, riguardo alla rarità degli idrocarburi notata in questi giorni a Bangui, indicando che non esiste una crisi o una penuria nel paese. Per il ministro, i ritardi constatati nelle consegne con i camion cisterne spiegano questa situazione di tensione.Ha sottolineato nel suo comunicato che il porto petrolifero dove questi carburanti sono stoccati, dispone ancora di riserve sufficienti di prodotti petroliferi, ma deve essere rinforzato per evitare la crisi presupposta di carburante in RCA. Il ministro dell’Energia ha istruito i responsabili dell’Agenzia per la Sensibilizzazione dei Prezzi dei Prodotti Petroliferi (ASRP) a intensificare i controlli sul territorio per fermare coloro che fanno speculazione su questi idrocarburi divenuti rari.In effetti da circa 5 giorni, lunghe code di veicoli, moto e altri mezzi, sono notati nelle stazioni di sevizio della capitale. Gli idrocarburi sono venduti a gocce contate in queste stazioni di servizio. Ancora peggio, alcune di queste stazioni non funzionano. Un’indagine sul territorio ha permesso di constatare che tre delle sette stazioni che conta la capitale non sono più operative. Coloro che riescono a trovare del carburante, aggiunge il ministro, rivendono il litro ad un prezzo elevato. Invece di 800 franchi CFA, il litro sale a 1500 franchi CFA. Ma secondo alcune fonti raccolte nei pressi delle stazioni di servizio come Tradex, l’incendio dello stabilimento di raffineria in Cameroun la scorsa settimana sarebbe all’origine della crisi di carburante in Centrafrica, perchè è a partire da questa raffineria che il paese si rifornisce.


Bangui, l’incendie de la raffinerie de Lembe, au Cameroun, qui a eu lieu le 1er juin dernier, se fait ressentir. Selon le ministère de l’Énergie, le manque de pluie qui n’a pas encore permis le ravitaillement, par voie fluviale, explique aussi les difficultés de ravitaillement. Par conséquent, l’essence devient rare dans les stations-service. Les gens attendent des heures avant d’obtenir quelques litres et les vendeurs à la sauvette envahissent déjà les rues.

Dans cette station-service, Clem est assis sur sa moto. Il attend depuis des heures.

« Moi, je suis taxi-moto. On joue sur le temps. Depuis 5 heures jusqu’à actuellement, il n’y a pas de carburant. Je ne sais pas comment je peux faire », dit-il.

À la pompe, il n’y a que du gasoil. Alors certains vont se fournir chez les revendeurs qui campent, à quelques mètres de la station, avec leurs bouteilles et bidons remplis du précieux liquide. C’est le cas de Moïse.

« C’est parce que là-bas, il n’y a plus d’essence. C’est ça le problème. Là c’est plus cher ! Beaucoup plus cher. 1 200 francs ! Mais qu’est-ce qu’il se passe dans ce pays ? Comment est-ce que la station est là et on achète l’essence en cours de route, comme ça ? Cela dérange beaucoup »Le ministre de l’Energie explique que les retards constatés dans les livraisons par les camions citernes est la cause de cette situation.

Le ministre centrafricain de l’Energie Herbert Godran Djono Ahaba a réagi à travers un communiqué samedi soir, face à la rareté des hydrocarbures notée ces derniers jours à Bangui, indiquant qu’il n’existe pas de crise ou de pénurie dans le pays.Pour le ministre de l’Energie, les retards constatés dans les livraisons par les camions citernes expliquent cette situation de tension. Il a souligné dans son communiqué que le port pétrolier où ces carburants sont stockés dispose encore de stock suffisant de produits pétroliers mais qui doivent être renforcés pour éviter la crise supposée de carburants en RCA.Le ministre de l’Energie a instruit les responsables de l’Agence pour la Stabilisation des Prix des Produits Pétroliers (ASRP) à intensifier le contrôle sur le terrain pour arrêter ceux qui font la spéculation sur ces hydrocarbures devenus rares.En effet, depuis presque cinq jours, des longues queues de véhicules, motos et autres engins sont constatées dans les stations-services de la capitale.Les hydrocarbures sont vendus au compte-gouttes dans ces stations-services. Pire, certaines de ces stations ne fonctionnent pas. Une descente sur le terrain a permis de constater que trois des sept stations que comptent la capitale ne sont plus opérationnelles.Ceux qui arrivent à trouver du carburant ajoute le ministre revendent le litre à un prix élevé. Ainsi de 800 francs CFA, le litre flambe à 1500FcfaMais selon certaines sources recueillies auprès des stations-services telles que Tradex, l’incendie de l’usine de raffinage au Cameroun la semaine dernière serait à l’origine de la crise de carburant en Centrafrique, car c’est à partir de cette raffinerie que le pays se ravitaille.