LE VIOLENZE SESSUALI SULLE DONNE IN RCA

In Centrafrica le violenze sessuali nei confronti delle donne sono molto ricorrenti : stupro, aggressioni sessuali, matrimoni forzati, schiavitù sessuale,ecc. Violenze utilizzate come arma di guerra ma anche diventate violenze del quotidiano, banalizzate dall’impunità. Nel 2016 il numero dei casi riconosciuti di violenza sessuale era 11.000. Constatiamo che questa cifra non smette di aumentare di giorno in giorno. Quest’anno, a partire da gennaio il numero di pazienti a Bangui era già più alto dello scorso anno, sono già state visitate 147 vittime alle quali si devono aggiungere le 300 dell’ospedale di Sika sempre a Bangui nel primo trimestre 2019 secondo le informazioni che ho raccolto.
Nel 2017 essendosi estesa l’insicurezza alle regioni fino ad allora stabili dell’est della Repubblica Centrafricana le violenze sessuali legate al conflitto hanno guadagnato terreno e si sono intensificate. Gli scontri armati hanno generato movimenti massicci della popolazione soprattutto al confine con la Repubblica Democratica del Congo diventato teatro di numerosi casi di violenza sessuale. Le persone profughe attraverso il paese sono esposte alla minaccia degli elementi armati, le autorità non garantiscono nè la sicurezza nè la gestione all’interno dei campi profughi. Ci sono fonti che affermano che il ricorso alla violenza sessuale come mezzo di intimidazione, rappresaglia, repressione, per terrorizzare famiglie e comunità intere, sarebbe diventato di una banalità atroce.
Gli atti di violenza a carattere etnico e settario impediscono alle donne di spostarsi per condurre attività economiche indispensabili alla sussistenza come andare nelle piantagioni o al mercato. Queste violenze spesso continuano con torture, fustigazioni e minacce di morte.
È importante sottolineare un aumento di violenze ed abusi con l’arrivo della MINUSCA e delle forze armate straniere in RCA. AGGIUNGIAMO CHE SONO IMPLICATI ANCHE ALCUNI ORGANISMI UMANITARI. Il loro obiettivo era aiutare la RCA ad uscire dalla crisi ma la disgrazia è che hanno approfittato di questa crisi per abusare di donne e ragazze. Certo, io sono testimone di questi atti nella mia località. Povere donne prese con la forza da soldati stranieri, alcune obbligate per avere in cambio scatole di sardine, conserve ed altri prodotti alimentari indispensabili per la loro sopravvivenza.
Queste violenze continuano nelle regioni ancora insicure ed anche nella capitale.
Chiedo al governo di fare delle inchieste per scoprire tutti gli autori di queste violenze contro le donne Centrafricane al fine di giudicarli e condannarli.

 

En Centrafrique, les violences envers les femmes sont très courantes : viols, agressions sexuelles, mariages forcés, esclavage sexuel, etc. Des violences utilisées comme arme de guerre mais aussi devenues violences du quotidien, banalisées du fait de l’impunité. En 2016, le nombre de cas de violences sexuelles était estimé à plus de 11000. Mais nous constatons que ce chiffre ne cesse d’augmenter de jour en jour. On voit cette année, depuis janvier, plus de patientes à Bangui qu’on en a vu vues l’année passée. On a déjà vu 147 victimes depuis fin décembre. Et cela est additionnel aux plus de 300 patientes qu’on a vus à l’hôpital de Sika ici à Bangui par mois en janvier, février, d’après les informations que j’ai collectées. L’insécurité s’étant étendue, en 2017, aux régions jusqu’alors stables de l’est de la République Centrafricaine, les violences sexuelles liées au conflit ont elles aussi gagné du terrain et se sont intensifiées. Les affrontements armés ont engendré des mouvements massifs de population, notamment au niveau de la frontière avec la République démocratique du Congo, devenue le théâtre de nombreux cas de violences sexuelles. Les personnes déplacées à travers le pays sont exposées à la menace éléments armées, les autorités n’assurant ni la sécurité ni la gestion des camps. Selon certaines informations, le recours à la violence sexuelle comme moyen d’intimidation, de représailles et de répression, et pour terroriser des familles et des communautés entières, serait devenue d’une affreuse banalité. Les actes de violences sexuelles à caractère ethnique et sectaire empêchent les femmes de se déplacer pour mener des activités économiques indispensables à leur subsistance, comme par exemple se rendre au champ ou aller au marché. Ces violences se poursuivent souvent par des tortures, des fouets, et les menacent souvent de mort.
En effet, il est important de souligner une augmentation de ses violences sexuelles ou encore abus sexuels avec l’arrivée de la MINUSCA et de ses forces étrangères en RCA. Ajoutons à cela certains organismes humanitaires qui y sont impliqués. Leur objectif était d’aider la RCA à sortir de cette crise mais le malheur est que ces derniers ont profité de cette crise pour s’abuser des femmes et aussi faire de la violence sur les filles. Certes j’ai été témoins de ces actes dans ma localité. Ces pauvres femmes étaient parfois prises de force, violées par ses forces étrangères, certaines étaient souvent obligées juste pour avoir des boites de sardines, des conserves et autres produits alimentaires pour leur survie. Nous constatons toujours que ses violences sexuelles sur les femmes continuent dans les régions ou la sécurité n’est pas encore garantie et même au sein de la capitale à Bangui.
A cet effet, je demande au gouvernement de mener des enquêtes afin de déceler tous ses auteurs de violences contre les femmes en Centrafrique afin de les juger et de les condamner pour les actes.